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Le basketball : plus qu’une passion pour Yasminatou BADO/TRAORÉ

Joueuse de basketball depuis 2003, Yasminatou BADO/TRAORÉ enregistre une quinzaine de trophées et une trentaine de médailles. Eluée meilleure joueuse junior fille à la saison 2010-2011, elle a été de 2013 à 2016 parmi les 05 meilleures joueuses de basketball du Burkina Faso. Elle a également eu le prix de la meilleure tireuse en ‘’tir à 3 points’’.

C’est à l’AS Yennenga que Yasminatou BADO/TRAORÉ a effectué ses premiers pas dans le basketball. Avec elle, l’AS sera entre 2005 et 2013 Championne minime fille, championne cadette fille, championne junior fille lors des championnats nationaux. Yasminatou a également joué dans le Club Bac Vision Future (où elle est actuellement) et l’équipe nationale. Avec l’équipe nationale, elle prend part aux 1er jeux de la CENSAD au Niger en 2009, aux éliminatoires de la coupe d’Afrique des 16 ans et moins au Bénin en 2009, aux éliminatoires de AFROBASKET en 2013,  et à la coupe d’Afrique des 3×3 au Togo en 2018.

Titulaire d’une licence en finance banque, le basketball va vite devenir une passion pour elle. A tel point qu’en 2017, la ‘’star du basket’’ décide de créer une équipe féminine de basket ball  à l’ISPP. A la même année, son équipe est vice-championne à l’Union des sports scolaires et universitaires du Burkina Faso (USSU-BF), puis aux Championnat universitaire de Basket (CUBA). En 2022, l’équipe est championne de CUBA.

Yasminatou BADO/TRAORE a choisi le basket car sa tante jouait au basket et elle voulait lui ressembler. Le déclic pour le basketball, elle l’a eu en observant des filles jouer. « J’habitais le quartier Bilbalogho et un jour j’ai suivi un grand frère pour aller faire le sport au RENE MONORY. C’est là que j’ai vu des filles qui s’entrainaient et cela m’a ébloui» affirme-t-elle.

Sa passion pour le basket grandissait et les difficultés n’étaient plus rien pour elle. « On jouait à l’époque pieds nus car n’ayant pas de basket, mais cela ne dérangeait point » nous a-t-elle confié avec des rires. Yasminatou BADO/TRAORÉ poursuit en indiquant qu’ « en général, la difficulté dans notre sport c’est que le sport féminin est toujours mis au second plan. On ne considère pas vraiment les filles et il y a trop de stéréotypes sur les femmes sportives ». Ces difficultés et stéréotypes ne l’ont pas freiné dans son élan.

Sa force et son courage, se justifient par l’accompagnement et le soutien sans faille de ses parents. « Je voyais leur joie quand j’apportais un trophée à la maison » dit-elle. Ses trophées obtenus font sa fierté et sont ses plus beaux souvenirs. « Je pourrai montrer ses trophées à mes enfants et également à mon petit frère qui a commencé le basket. Il veut ressembler à sa grande sœur » s’est-elle exprimé dans une certaine gaité.

Des regrets, Yasminatou BADO/TRAORÉ en a. A leur époque les équipes féminines n’avaient pas de visibilité et cette chance d’aller se former hors du pays. « Aussi à chaque débat télévisé sur le basket, ce sont les hommes qu’on invitait toujours. Oubliant que les filles pratiquent ce sport et ont leur voix à donner» explique-t-elle. Cependant elle affirme qu’elle ne regrettera jamais d’avoir choisi le basket car elle aime ce qu’elle fait. Cela malgré le fait qu’elle n’a pas de prime de match. « Je ne reçois pas d’argent les fins du mois dans le basket. L’argent que j’ai reçu durant ma carrière de basketteuse, ce sont les primes qu’on donnait lors des regroupements de l’équipe nationale. Des primes qui étaient insignifiantes. Je me rappelle qu’on nous a donné 10000F comme prime de match gagné, en équipe nationale lors d’une sortie internationale. C’est la passion qui me maintient toujours dans ce sport ». En dehors du basket, elle a mis en place BKI’S PASTRY FOOD qui offrent des services dans la restauration pour gagner sa vie.

Yenntéma Priscille

www.bf1news.com

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