ActualitéEconomie

Burkina Faso : Des artistes, entrepreneurs dans l’âme

La musique et l’entrepreneuriat vont de pair. Du moins chez certains artistes aux pays des hommes intègre. Ils ont su mettre en symbiose art et business.

Dans la mode, l’évènementiel, le sport, la communication, le digital, ou encore la production musicale, autant de domaine dans lesquels de nombreux artistes musiciens burkinabè ont réinvesti ce qu’ils gagnent dans la musique. Utiliser son image, son titre de star, sa notoriété pour créer une entreprise, c’est ce qu’ont fait Smarty, Malika la Slamazone, Huggo Boss, Alif Naaba et bien d’autres. Une chose qui fait leur particularité dans le cercle d’artistes musiciens burkinabè. En dehors du micro, ils sont des businessmen et businesswomen. Au-delà d’être des stars, ils sont des créateurs d’emplois.

Alif Naaba crée sa structure ‘’ La cour du Naaba’’

Alif Naaba

Alif Naaba, après avoir fait le tour du monde avec son album « Yiki », a eu pas mal d’idées d’entreprises. Il est le promoteur du label « La cour du Naaba », qui produit aujourd’hui des artistes notamment Nabalüm. C’est également lui qui a initié les Rencontres musicales africaines (REMA) et a mis en place Paongo, un lieu de résidence artistique pour les musiciens. « Vous savez, la musique ne se limite pas seulement à sortir un album. Derrière, il y a beaucoup de maillons où on peut se faire de l’argent. Il y a l’argent dans la production, dans le Booking, dans le placement des artistes, dans l’édition, dans le prêt d’image, etc.» a-t-il affirmé. La Cour du Naaba est une boite de production musicale, de booking et organise des ateliers de formation dédiés aux métiers de la musique.

Malika la Slamazone, PDG de Slamazone Group

Malika La Slamazone

Slamazone Group, fondation Slamazone, boutique de vente de vêtements Slamazone, Slamazone Gym Club, l’amazone du slam est à la tête de plusieurs entreprises. « Mettre son art au service du développement » c’est ce à quoi consiste l’engagement de Malika la Slamazone. Elle a abandonné un poste dans une banque de la place, pour se lancer dans la musique et le Slam. Aujourd’hui, la Slameuse contribue à la création d’emplois pour les jeunes.

Smarty PDG se lance dans la mode avec sa marque Beewane

Smarty

En plus de sa maison de production Marvin prod, l’artiste musicien Smarty a ajouté une autre corde à son arc. Il est passé du show business à la mode à travers sa marque Beewane. Une entreprise vestimentaire qui est pour lui « une continuité de l’esprit » qu’il veut véhiculer dans sa musique. Il pense qu’au-delà de la musique, il faut avoir l’esprit d’entrepreneuriat, à l’instar des artistes et homme d’affaires comme Jay-Z, Puff Dady etc.

Hugue Gouba a.k.a Huguo Boss

Hugo Boss

Du haut de ses 24 ans, l’artiste-rappeur est chef d’entreprise. Quand on entend  »BSL Communication’’, BSL Restaurant, on voit directement Huguo Boss, l’artiste rappeur. Il conjugue harmonieusement la musique et le business. La preuve, il bénéficie d’une certaine admiration des jeunes. « Je suis aussi passionné de communication et de restauration. Voilà pourquoi j’ai créé ces entreprises. Je voulais aussi apporter un plus dans ces domaines et contribuer à la création d’emplois pour la jeunesse du Burkina » a-t-il laissé entendre. Dans ses business, ce jeune rappeur a créé environ 25 emplois directs et plus de 200 autres indirects.

Autant d’activités secondaires pertinentes que ces artistes burkinabè ont initiées à défaut d’être sur scène. La synergie entre l’entrepreneuriat et la musique est toute trouvée. De créateurs d’œuvres musicales, ils sont devenus créateurs d’emplois et certains mêmes président d’associations à titre caritatif pour venir en aide aux personnes démunies, aux orphelins, aux veuves, aux albinos, etc. Il y a donc des artistes qui sortent du lot.

Yenntéma Priscille

bf1new.com

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page