Uncategorized

L’automédication au Burkina: un comportement à haut risque

Une migraine, des douleurs abdominales ou encore des courbatures et le diagnostic est vite établit. On court vers les officines de santé sans un avis médical préalable pour chercher des comprimés de divers natures pour calmer la douleur. C’est ce qu’on appelle l’automédication. Cette pratique courante au Burkina Faso comporte des risques énormes.

Image illustrant les danger de l’automédication

« Un surdosage ou un sous-dosage pourrait avoir des répercussions sur des organes vitaux et parfois conduire à la mort », ces propos sont de Christiane Nikiema, médecin généraliste à l’Office de Santé des Travailleurs (OST). Elle n’est pas la seule à faire tirer la sonnette d’alarme sur cette pratique.  Dr Jean Paré a lui aussi réagit sur les risques de l’automédication. Pour lui, elle peut provoquer des crises et parfois des comas qui peuvent conduire à la mort. Ainsi, l’utilisation des anti-inflammatoires provoque des crises chez certaines personnes atteintes d’asthme ou d’insuffisance rénal. Les agents de santé ne cessent de le répéter, l’utilisation des médicaments hors prescription médicale comporte des risques énormes. Ils peuvent aller des allergies, à une aggravation des maux de tête, une perturbation de la glycémie, des accidents vasculaires cérébraux, et parfois la mort. En effet, le niveau de danger diffère selon les individus.

Le danger diffère d’un individu à un autre

Images illustratif des comprimés prises par automédication

Les personnes les plus vulnérables sont surtout les femmes enceintes ou allaitantes, les personnes âgées, les personnes atteintes de maladies chroniques et les enfants. Chez les enfants, la prise de médicaments sans instructions médicales peut entrainer un retard de croissance selon Dr Marcella Zombré de la direction de la santé de la mère et de l’enfant. Un point de vue partager par Dr Benon qui pense que l’enfant court un risque d’intoxication en prenant des produits inadaptés.

Chez la femme enceinte, cette pratique comporte des risques pour le fœtus. Selon la gynécologue Dr Victorine Tiahoun, la pratique peut provoquer des avortements ou des malformations du bébé les trois premiers mois de la grossesse. Elle explique également que fœtus peut être intoxiqué à travers le contact direct qu’il a avec sa mère.

Selon le conseil national des médecins, l’automédication est déconseillée aux personnes atteintes de maladies chroniques. En effet, pour ces personnes, l’automédication peut altérer le traitement régulier du patient. Cela provoque des effets indésirables ou diminue les effets du traitement en cours.

Image en hamburger pour illustrer la consommation massive des médicaments

Les bonnes pratiques à adopter

Pour lutter contre cette pratique, il faut une sensibilisation des femmes au premier plan. Néanmoins, même si l’on ne saurait venir à bout de la pratique dans un futur proche, du fait qu’elle n’est pas interdite au Burkina Faso, les spécialistes du domaine conseillent de lire la notice afin d’obtenir des informations sur la dose à prendre, les effets indésirables et les maladies susceptibles d’être traitées. En plus de cela, la vérification de la date de péremption du produit peut nous protéger d’un grand danger. En cas de douleurs persistantes, il faut éviter de doubler la dose pour ne pas créer une overdose. Rappelons qu’il est fortement recommandé d’avoir l’avis d’un agent de santé avant de prendre un médicament.

Sanata GANSAGNE

bf1news.com

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page